dimanche 8 mars 2009

Productrice, mais pas trop

Anne Marie Losique est une bimbo et, accessoirement, une femme d’affaires. D'ailleurs, on dirait que la transformation d'AML en bimbo a suivi son ascension dans le domaine de la production télévisuelle. Toutefois, si elle a su devenir une femme d'affaires redoutable, sa transformation physique, à mon avis, est de loin la plus flamboyante sans pour autant être de bon goût.

Anne Marie Losique semble avoir touché à tout dans le domaine télévisuel. Animation, production, pseudo-artiste-interprète mais, surtout et avant tout, « vedette wannabe ». C’est à croire que sa vocation de productrice n’a été motivée que par son désir d’être elle-même sous les feux de la rampe. Après avoir commencé en jouant les animatrices à la barre d’une émission sur le cinéma, la Losique a continué en produisant les shows où elle apparaissait (Box Office et La vie rurale, entre autres). On a d’ailleurs pu suivre à l’écran la transformation en bimbo assumée de cette fille au départ bien née mais mal fagotée.

Ma théorie est la suivante : le succès – mérité, comprenons-nous bien- d’Anne-Marie Losique en tant que productrice est en fait dû à une erreur de parcours. La jeune Losique, sans grand talent apparent pour l’animation télévisuelle, fut pistonnée dans le milieu par un papa bien placé dans le monde du cinéma. S’ensuit l’animation d’une série télé à succès sur le 7e art. Toutefois, lorsqu’après quelques années la chaîne télé produisant l’émission en question décide de tirer la plogue, l’animatrice s’improvise productrice dudit show pour ainsi assurer sa job d’animatrice et continuer à voir son visage (et son corps!) au petit écran. Et il s’avère que la bimbo en devenir a un certain talent. Pour la production, s’entend. Son succès de productrice ne fait toutefois pas fondre son désir de voir apparaître son minois à la tivi. Et la voilà donc qui vogue sur le succès de son entreprise de production qui lui servira, de façon régulière, à se mettre en scène dans les projets qu’elle développe. Le dernier en lice : Pole Position, une émission « télé-réalité » où différents bars de danseuses nues seront en compétition. Le comble de cette quête du Saint Graal porno : élire le meilleur établissement du genre au Québec. De la classe, dites-vous?

Encore une fois, la bimbo par excellence trouve le moyen de se mettre en scène dans sa propre production. Une question me trotte dans la tête : AML s’est-elle transformée physiquement de la sorte pour concorder avec les émissions mauvais-goût qu’elle produit ou adapte-t-elle les formats télévisuels de sa maison de production à sa graduelle métamorphose en reine des bimbos?

Bref, faute d’avoir pu devenir une comédienne/actrice/chanteuse de talent respectée, AML est devenue un productrice prolifique. Toutefois, elle a tendance à perdre le peu de crédibilité à son crédit quand elle produit des navets d’un goût douteux dans lesquels, surcroit de mauvais-goût, elle-même se met en scène. Finalement, Anne-Marie Losique aura atteint son objectif : voir sa tronche à la télé dans des émissions qui lui conviennent parfaitement car produites par elle.


Et le pire, dans tout ça, c'est que cette pioche a les mêmes initiales que moi.

lundi 2 mars 2009

La peste

Ces jours-ci, on parle beaucoup des jeunes et de l’intimidation à l'école (commentaire de Pat Lag le 25 février 2009 sur Cyberpresse). Une des constantes dans les situations d’intimidation est bien sûr le rapport de force entre le « fort » et le « faible », où le perdant semble toujours être le même. Bref, à l’enfance et l’adolescence, mieux vaut ne pas être « rejet ». L’équation « être rejet » = « souffrir d'intimidation » n’est pas absolue. Tous les rejets ne seront pas intimidés. Toutefois, tous ceux qui seront victime de ce genre de sévices ont de très fortes chances de devenir rejet s’ils ne l’étaient pas au départ.

Tout cela me replonge dans mes lointains souvenirs du secondaire (qui remonte à plus de 15 ans). Heureusement, je n’ai jamais été rejet et encore moins bully. À l’époque (aujourd’hui encore, j’imagine), je n’étais rien. Rien, dans le sens de « aucune étiquette ». À l’adolescence spécialement, cette absence d’étiquette vaut de l’or.

J’ai toujours trouvé déplorable que certains (plus faibles? plus démunis?? plus laids???) se fassent attaquer de la sorte. Paradoxalement, je n’ai jamais pris leur défense, bien que l’envie se soit souvent faite sentir. Pourquoi n’ai-je jamais mis mes culottes et défendu le persécuté? Parce qu’au primaire et au secondaire, la peur de se voir apposer l’étiquette « rejet » nous tenaille. Je me rappelle clairement avoir ressenti cette peur à quelques reprises lorsque je suis arrivée dans cette nouvelle école (publique, mixte et sans uniforme; tout le contraire de l’ancienne) en secondaire IV. La détermination de la caste à l’adolescence tient à bien peu. Elle se joue en quelques instants et peut être défaite instantanément. On marche sur une corde raide. Jusqu’à ce qu’on se fasse un groupe d’amis sincères et qu’on réalise que si ces amis ne sont pas considérés comme cools et populaires, ils ne sont pas non plus étiquetés rejets. Alors on peut respirer, en espérant ne jamais être pris en grippe, pour une raison valable ou futile, par un(e) baveux(se) du groupe des cools et se mériter une étiquette pire que la peste. Alors on regarde les rejets se faire intimider avec un soupir de soulagement en se disant qu’on l’a échappé belle.

samedi 28 février 2009

Québec, c'est mon ex

Réaction liée au commentaire de Patrick Lagacé sur le maire de Québec, Régis Labeaume.

Le maire Labeaume, coloré personnage de l’avis d’une majorité, n’a malheureusement jamais été mon maire. J’ai quitté la Vieille Capitale quelques mois avant qu’il ne commence à la diriger. Si Labeaume avait été le boss de Québec il y a quelques années, je n’aurais peut-être jamais quitté cette ville.

J’ai vécu à Québec 25 ans. Je connais et j’aime cette ville comme quelqu’un que j’aurais côtoyé intimement durant un quart de siècle. En fait, Québec c’est mon ex. Un ex avec qui je suis restée en très bon terme et que je revois (bien platoniquement) encore à l’occasion. Je lui rends visite quelques jours (parfois seulement quelques heures), je dîne en sa compagnie, je redécouvre son patrimoine et sa culture, et surtout, je m’émerveille encore à chaque fois devant son charme et son immense beauté.

On l’a souvent critiquée. Malgré ses nombreux efforts d’ouverture sur le monde et sa culture sans cesse grandissante, on l’a affublé de qualificatifs douteux : raciste, redneck, de droite, cosanguine. Québec, comme personne ni aucun autre endroit, n’est parfaite. Toutefois, même après l’avoir quittée, je suis encore toujours prompte à la défendre.

Cette affection et cette loyauté que je porte à Québec m’ont fait me gonfler de fierté l’été dernier, lorsqu’elle a fêté ses 400 ans. Enfin, on voyait le plein potentiel et le dynamisme de mon ex! Comme quelqu’un qui travaille depuis des années à se monter une crédibilité malgré les incessantes critiques parfois non-fondées, la ville a longtemps vécu avec le poids des préjugés à son endroit. En 2008, elle a enfin prouvé au reste du monde, mais surtout à sa rivale de toujours, Montréal the Great, qu’elle était capable de grandes, très grandes choses. À un point tel que j’ai regretté, durant quelques mois, ne plus faire partie de sa vie. Je n’ai jamais repensé à ma décision d’avoir quitté Québec mais en 2008, le temps d’un été, j’aurais aimé être encore sa blonde.

Lorsque je retourne à Québec, une foule de souvenirs et d’émotions me soulève, comme autant de choses que j’aurais partagées avec quelqu’un auprès de qui j'aurais vécu durant 25 ans. Toutefois, jamais aucun regret. Une entente parfaite de ce qui a été sans jamais me demander ce qui aurait pu être. Un grand respect pour ce qu’elle m’a apporté et fait vivre toutes ces années mais le souvenir de l’impossibilité de m’y réaliser. Je voue à la capitale un respect indéfectible et une loyauté à toute épreuve et elle me le rend bien. À bien y penser, Québec est le genre d’ex avec qui j’aurais dû avoir des enfants.

jeudi 26 février 2009

Version moderne de "Dans mon temps..."

Allez voir ce video sur You tube. Pourquoi on n'a jamais entendu quelqu'un dire ça avant?

Bref, on se plaint le ventre plein!

Réaction

chronique de Pat Lag du 26 février 2009 sur Cyberpresse

Nos chers anglos du National Post n’en sont pas à leur premier
torchon.
Mais cette fois-ci, le Québec (et les Québécois, ne nous leurrons pas) a droit aux grands honneurs dans un éditorial non signé. Ce dernier détail est de taille. L’absence de signature en éditorial est quant à moi symbolique : elle laisse entendre que ces propos pourraient être ceux de tous et n’importe qui, que ces paroles sont si élémentaires qu’elles n’ont pas besoin d’être attribuées à quelqu’un précisément. Pas de signature = on ne fait que rapporter ce qui est admis par une majorité.

Bien sûr, Patrick Lagacé souligne l’arrogance et l’ignorance des auteurs de ce papier. Toutefois, j’ai trouvé que la rigueur du propos de notre chroniqueur chouchou tombait malheureusement à plat dans les dernières lignes de son article. «Don Cherry, are you there?» laisse entendre que les propos colportés par le Post sont du genre de ceux que tiennent ce coloré personnage. Malheureusement, ce n’est pas le cas : c’est pire! Don Cherry est un clown qui entretient une mini-polémique en tenant à l’occasion des propos douteux sur les Québécois. Soit. Toutefois, les opinions émis par le National Post dans son éditorial du 25 février 2009 émanent d’un quotidien qui se veut sérieux et crédible. Que Don Cherry tiennent de tel propos, personne n’aurait à déchirer sa chemise en public et on ne ferait que sourciller en nous disant que l’épouvantail à moineaux joue à fond son rôle de clown-iconoclaste-commentateur-de-hockey-méprisant-le-Québec. Mais là, on parle du National Post. Aussi bas qu’il puisse être descendu dans l’échelle de crédibilité, ce quotidien n’en reste pas moins l’un des plus lu dans le ROC. C’est épeurant de voir l’incompréhension et le mépris qui émanent, pas de quelques rednecks albertains qui votent conservateurs, mais bien d’un quotidien lu (beaucoup) et reconnu (de moins en moins, vraiment?).

Si, dans sa chronique, Patrick Lagacé voulait laisser entendre que le National Post est en train de devenir aussi cheap que Don Cherry, ok. L’ennui, c’est que le ROC ne fera jamais ce genre de rapprochement. Et plusieurs anglos continueront d’opiner impunément à la lecture de tels torchons qu’ils estiment crédibles car publiés dans le Post.